Colloque Re-understanding Media

La Fonderie Darling est heureuse de vous convier à une journée d’échange autour du livre Re-understanding media: feminist extensions of Marshall McLuhan, coédité par Sarah Sharma et Rianka Singh et publié aux Presses Universitaires Duke en mai 2022. En présence de la plupart des auteurs et autrices du livre et du commissaire de l’exposition Baruch Gottlieb, le public est invité à venir découvrir l’état actuel de la recherche en théorie des médias dans un contexte convivial, au coeur de l’exposition Feedback #6 : Marshall McLuhan et les arts. Des participations issues de la communauté académique et artistique montréalaise sont également programmées.

*Veuillez noter que certaines présentations auront lieu en anglais et d’autres en français seulement. Les questions et interventions du public pourront être partagées dans les deux langues et de brèves traductions des contenus présentés seront offertes.

HORAIRE 

13h15 - 14h30 :
Prakash Krishnan et Liane Décary-Chen, suivi de Stéfanie Duguay, AM Trépanier et Alex Chartrand / animé par Alexandre Piral (en français)
 
14h30 - 16h15 :
Armond Towns, Sara Martel, Ganaele Langlois et Cait McKinney / animé par Sarah Sharma (en anglais)
 
16h30 - 18h00 :
Jeremy Packer, Sarah Banet-Weiser, Rianka Singh et Nicholas Taylor / animé par Baruch Gottlieb (en anglais)

ACCESSIBILITÉ 

Veuillez noter que l'accès à la Fonderie Darling via la rue Queen est temporairement bloqué en raison des travaux sur la rue Ottawa. Un couloir d'accès est aménagé à l'intersection des rues Prince et Ottawa. Pour les personnes ayant une mobilité réduite, veuillez téléphoner au +1 514 392-1554 et il nous fera plaisir de vous accompagner vers une entrée accessible.

DIFFUSION

Afin de permettre un accès à distance à cet évènement, la journée sera entièrement retransmise en direct via YouTube.

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RE-UNDERSTANDING MEDIA : EXTENSIONS FÉMINISTES DE MARSHALL MCLUHAN 

Les collaborateurs et collaboratrices de Re-Understanding Media. Feminist Extensions of Marshall McLuhan proposent une version féministe du texte clé de Marshall McLuhan, Understanding Media : The Extensions of Man, en détournant son intuition selon laquelle "le médium est le message". Les auteurs et autrices soutiennent que si la théorie de McLuhan offre une conception faussement universalisante de la technologie en tant que forme structurante du pouvoir, les critiques féministes peuvent la reprendre pour montrer comment les technologies modifient et déterminent les expériences sociales de la race, du genre, de la classe et de la sexualité. Ce volume présente des essais, des écrits expérimentaux et des interviews de spécialistes des études médiatiques, d'artistes, d'activistes et de personnes qui travaillent avec la technologie et la créent. Entre autres sujets, les contributeurs étendent la discussion de McLuhan sur la technologie des transports aux trains et convois cargos qui ont permis aux femmes noires de se mouvoir le long de l’Undeground Railroad (chemin de fer clandestin du mouvement anti-esclavagiste), appliquent le concept de McLuhan selon lequel les médias sont des extensions de l'être humain pour analyser le Tupperware en tant que média de confinement, et abordent l'impression 3D comme une pratique féministe et décoloniale. L'ouvrage démontre comment la dynamique du pouvoir est intégrée aux médias technologiques et comment les médias peuvent être exploités à des fins radicales.

 

 

BIOGRAPHIES

 

SARAH SHARMA est professeure associée et directrice de l'Institute for Communication, Culture, Information and Technology de l'Université de Toronto. Elle a été directrice du Centre McLuhan pour la culture et la technologie entre 2017 et 2022. Elle est l'auteur de In the Meantime : Temporality and Cultural Politics (Duke University Press, 2014). Sarah Sharma travaille actuellement à une nouvelle monographie sur la technologie et la politique genrée de la sortie.

RIANKA SINGH est professeure adjoint au département de communication et d'études médiatiques de l'Université York. Les recherches de Rianka portent sur l'intersection entre les études féministes des médias, les études des plateformes et la géographie féministe. Ses travaux ont été publiés dans First Monday, Feminist Media Studies, et ADA.

SARAH BANET-WEISER est professeure en médias, genre et communications à l'Annenberg School for Communication de l'Université de Pennsylvanie et à l'Annenberg School for Communication and Journalism de l'Université de Californie du Sud. Ses recherches portent sur le genre dans les médias, l'identité, la citoyenneté et la politique culturelle, la culture de la consommation et les médias populaires, la race et les médias, ainsi que sur le rôle des femmes dans les médias. Elle est l'auteur de Empowered : Popular Feminism and Popular Misogyny (Duke University Press, 2018). Banet-Weiser a reçu un prix de l'International Communication Association pour Authentic ™ : The Politics of Ambivalence in a Brand Culture (2012). Elle travaille actuellement sur un livre intitulé Believability : Gender, Race and the Labor of Being Believed.

GANAELE LANGLOIS est professeure agrégée au département de communication et d'études médiatiques de l'Université York et directrice associée de l'Infoscape Lab. Ses recherches tournent autour de la théorie des médias, des cultures numériques, de la philosophie de la technologie et de la théorie critique. Elle est l'auteure de Meaning in the Age of Social Media (2014).

SARA MARTEL est une chercheuse indépendante et une étudiante en formation de psychothérapie à Toronto, en Ontario. Son travail explore les intersections entre les médias, la culture, la santé et la maladie. Elle est particulièrement passionnée par la compréhension des dimensions expérientielles et technoculturelles de la fin de vie, du deuil et de la douleur.

CAIT MCKINNEY est professeur-e adjoint à l'École de communication de l'Université Simon Fraser. McKinney est l'auteur-e de Information Activism : A Queer History of Lesbian Media Technologies (Duke University Press, 2020). Les recherches de McKinney portent sur les politiques de l'information dans les mouvements sociaux queer et féministes, en particulier les technologies numériques, les pratiques d'archivage et les histoires queer des médias.

JEREMY PACKER est professeur à l'Institute for Communication, Culture, Information and Technology et à la faculté d'information de l'université de Toronto. Il est l'auteur et/ou l'éditeur de sept livres, dont Killer Apps : War Media Machine (Duke University Press, 2020), une critique historique de l'essor militaire de l'automatisation et de l'IA, coécrite avec Joshua Reeves. Son prochain ouvrage collectif, The Prison House of the Circuit : A Media Genealogy, est une monographie historique détaillant la montée de la gouvernance des médias numériques.

NICHOLAS TAYLOR est professeur associé au département de communication de la North Carolina State University. Ses travaux appliquent des perspectives féministes et posthumanistes à la recherche qualitative sur les médias ludiques. Il est l'éditeur principal de Masculinities in Play, le premier volume sur les intersections des masculinités et des jeux. Il s'intéresse actuellement à la politique de genre des contextes physiques des jeux (y compris les cavernes d'hommes et les tournois de jeux) et aux pratiques médiatiques des artistes qui travaillent avec des legos. 


ARMOND R. TOWNS est professeur agrégé de communication et d'études médiatiques à l'Université Carleton. Ses domaines d'étude comprennent, entre autres, les études noires, la théorie et l'histoire des médias, les études culturelles, les études post- et décoloniales, la philosophie et la science de la race, la géographie féministe et queer, et l'économie politique. Towns est l'auteur de On Black Media Philosophy (2022).

STÉFANIE DUGUAY est professeure adjointe au département des études en communication de l'Université Concordia à Tiohtià:ke/Montréal, Canada. Elle est titulaire d'une chaire de recherche de l'Université Concordia et directrice du laboratoire Digital Intimacy, Gender and Sexuality (DIGS), où ses recherches portent sur l'intersection des technologies et des médias numériques avec les représentations et les pratiques relatives à la vie intime, aux relations, au genre et à la sexualité. Elle a notamment étudié la participation des personnes LGBTQ+ sur les médias sociaux, les applications de rencontre, l'appropriation et la gouvernance des plateformes, les discours sur l'automatisation et la neutralité algorithmique, ainsi que le rôle des plateformes et des médias mobiles dans les paysages sociaux queer.

AM TRÉPANIER est artiste-chercheur·se et étudiant·e à la maîtrise en études médiatiques à l'Université Concordia à Tiohtià:ke/Mooniyang (Montréal). Iel est assistant·e de recherche pour le laboratoire Digital Intimacy, Gender & Sexuality (DIGS) et membre du Feminist Media Studio. Ses recherches académiques portent sur les croisements entre art et activisme, l'autodétermination, les infrastructures de l'information, ainsi que la critique féministe et queer des médias et de la technologie. Depuis 2018, iel co-dirige avec Laure Bourgault la revue Cigale, une publication bilingue dédiée à la diffusion d'écrits d'artistes.

ALEX CHARTRAND est étudiant au doctorat à l'Université Concordia à Tiohtià:ke/Montréal, Canada. Il est assistant de recherche pour le laboratoire Digital Intimacy, Gender & Sexuality (DIGS) et est affilié au Graduate Research Training Program "Configurations of Film" en tant que candidat au doctorat associé à la Goethe Universität en Allemagne. Il s'intéresse aux mouvements sociaux en ligne, aux contre-cultures queers, à la gouvernance des plateformes, aux études algorithmiques et aux technologies alternatives. Il travaille sur l'activisme des communautés LGBTQ + contre les préjugés algorithmiques sur les plateformes de médias sociaux, et réfléchit à la façon dont la compréhension et les imaginaires des technologies façonnent cette résistance. Finalement, ses recherches s'interrogent sur la façon dont ses utilisateur.ices justifient leur activisme tout en demeurant actifs et actives sur les médias sociaux.

PRAKASH KRISHNAN est un artiste-chercheur et un travailleur culturel dans le domaine des arts visuels. Ses intérêts personnels et professionnels se situent à l'intersection de l'art, des médias, de l'activisme et de l'engagement communautaire. Prakash est le co-animateur de Do the Kids Know?, une baladodiffusion bihebdomadaire anticoloniale sur les médias canadiens. Il travaille dans le domaine d'éducation artistique au Centre CLARK et à la Fondation PHI, en tant qu'associé de recherche au laboratoire Access in the Making et en tant que directeur des archives sur le projet Things+Time qui sortira bientôt du Cyber Love Hotel.

LIANE DÉCARY-CHEN est une technologue créative et organisatrice communautaire dans le domaine des médias numérique et de l'intervention culturelle. Elle s'intéresse à la création d'œuvres qui se développent à l'intérieur des systèmes numériques qu'elle cherche à disséquer. Sa pratique actuelle est influencée par son travail passé dans les textiles électroniques, la réalisation de documentaires interactifs, la création de jeux participatifs et l'éducation technologique. Décary-Chen codirige maintenant le Cyber Love Hotel à Montréal et est chef de projet de Things+Time, un projet d'archivage communautaire.
 

BARUCH GOTTLIEB est un écrivain, conservateur et artiste médiatique basé à Berlin. Formé comme cinéaste à l'Université Concordia, Gottlieb est titulaire d'un doctorat en esthétique numérique de l'Université des Arts de Berlin. Œuvrant dans le domaine de l'art électronique avec une spécialisation professionnelle dans l'art public depuis 1999, Baruch Gottlieb est conservateur à l'institut d'art contemporain néerlandais West Den Haag. Il a été le commissaire de la série d'expositions itinérantes Flusser & the Arts, basée sur les écrits philosophiques de Vilém Flusser, et FEEDBACK : Marshall McLuhan et les arts, basée sur la pratique expérimentale de l'édition de Marshall McLuhan. Gottlieb est le cofondateur du festival d'art sonore SFX Séoul et du Flusser Club, une association dédiée à l'œuvre de Vilém Flusser, et est actuellement directeur du Research Institute for Technical Aesthetics (RITA), à Berlin. Outre sa pratique curatoriale, il a été professeur d'art médiatique à la Yonsei University Graduate School for Communication and Arts à Séoul, en Corée (2005-2008), et enseigne actuellement l'esthétique numérique à l'Université des arts de Berlin. Auteur de "Gratitude for Technology" (ATROPOS 2009), "A Political Economy of the Smallest Things" (ATROPOS 2016) et "Digital Materialism" (Emerald 2018). Gottlieb écrit abondamment sur les médias numériques, l'archivage numérique, les processus génératifs et interactifs, les médias numériques pour l'espace public et les aspects sociaux et politiques des médias en réseau.

 

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